Limiter la marge actionariale

Publié le par Luigi Chiavarini

Une des raisons majeure de la démesure de l'exploitation des ressources de production humaine et naturelle est la cupidité aveugle et non régulée des détenteurs du capital. Le reflexe absurde qui implique que ce qui est exceptionnel aujourd'hui devienne la règle demain entraîne la financiarisation de l'économie qui exige, « légitimement », des retours sur investissement irraisonnable. Lorsque le capital était encore industriel (détenu par le propriétaire entrepreneur de l'entreprise) un retour sur investissement de 3 à 6 % était considéré comme honorable, aujourd'hui le capital étant devenu essentiellement financier (détenu par les fonds de pension ou autres intermédiaire financier  banque-assurance) un taux de 15,20 voire 30% est considéré comme "minimum olympique”. Il est dès lors évident que cette pression  à pour effet d'obliger les patrons d'entreprises (à la solde des actionnaires par l'entremise des stocks option, golden parachute ou prime de licenciement honteuse) de mettre sous tensions leurs ressources, jusqu'à des degrés de maltraitance comparable  à celle subie par les contemporains de  « germinal » ; la solidarité en moins….

 

Ceci étant posé, l’avidité non normée étant la cause des excès suicidaires de cette oligarchie actionariale, ne pensez vous pas qu'il serait souhaitable, pour le bien du plus grand nombre,  de légiférer sur l'application d'une marge actionariale limitée, plafonnant le retour sur investissement à un pourcentage soutenable  (5-6% par exemple : taux interêt placement sans risque 3%+ prime de risque 2-3%) ?

 

Tout surplus pourrait être versé au trésor public afin de financer des opérations d'utilité sociale (barrière à la paupérisation, logement pour tous, caisse maladie, éducation, recherche, retraite, rémunération des mères ou pères désœuvré éduquant leurs enfants..) et environnementale (piège à CO², énergie renouvelable, stockage énergie thermonucléaire…).

 

Pourriez vous rejoindre cette façon de concevoir les politiques nationales dans le long terme permettant de solutionner à court terme les problémes de précarisation de nos concitoyens et d’envisager la viabilité de l’humanité comme étant possible à l’horizon de ce siécle ?

 

Commenter cet article

A-J Holbecq 15/05/2007 19:14

Bonjour
Je trouve que beaucoup de vos articles, ici ou sur Agoravox, sont "décapants", et j'aimerai votre autorisation pour en recopier certains sur mon site  http://tiki.societal.org , en ouvrant par exemple une "Page Luigi "
 
Merci d'avance
AJH