LA SOLUTION pour faire cesser les effets suicidaires de l’avidité financière a t'elle enfin été découverte ?

Publié le par Luigi Chiavarini

 

D’après Frédéric Lordon, une des raisons majeure de la démesure de l’exploitation des ressources de production humaine et naturelle est la cupidité aveugle et non régulée des détenteurs du capital. Le reflexe absurde qui implique que ce qui est exceptionnel aujourd’hui devienne la règle demain entraîne la financiarisation de l’économie qui exige, « légitimement », des retours sur investissement irraisonnable. Lorsque le capital était encore industriel (détenu par le propriétaire entrepreneur de l’entreprise) un retour sur investissement de 3 à 6 % était considéré comme honorable, aujourd’hui le capital étant devenu essentiellement financier (détenu par les fonds de pension ou autres intermédiaire financier banque-assurance) un taux de 15,20 voire 30% est considéré comme "minimum olympique”. Il est dès lors évident que cette pression à pour effet d’obliger les patrons d’entreprises (à la solde des actionnaires par l’entremise des stocks option, golden parachute ou prime de licenciement honteuse) de mettre sous tensions leurs ressources, jusqu’à des degrés de maltraitance comparable à celle subie par les contemporains de « germinal » ; la solidarité en moins....

Ceci étant posé, l’avidité non normée étant la cause des excès suicidaires de cette oligarchie actionnariale, ne pensez vous pas qu’il serait souhaitable, pour le bien du plus grand nombre, de légiférer sur l’application d’une marge actionnariale limitée, plafonnant le retour sur investissement à un pourcentage soutenable (5-6% par exemple : taux intérêt placement sans risque 3%+ prime de risque 2-3%) ?

Tout surplus pourrait être versé au trésor public afin de financer des opérations d’utilité sociale (barrière à la paupérisation, logement pour tous, caisse maladie, éducation, recherche, retraite, rémunération des mères ou pères désœuvré éduquant leurs enfants..) et environnementale (piège à CO², énergie renouvelable, stockage énergie thermonucléaire...).

Pourriez vous défendre cette façon de concevoir les politiques nationales dans le long terme permettant de solutionner à court terme les problèmes de précarisation de nos concitoyens et d’envisager la viabilité de l’humanité comme possible à l’horizon de ce siècle ? A quoi carbure le capitalisme ? link

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José Diaz 24/12/2012 16:43


Entièrement d'accord avec vous, mais les mesures à prendre signeraient le suicide de l'état qui s'y engagerait. Dans le contexte de mondialisation actuel,chaque pays est attendu au tournant par
les charognards que représente le reste du monde. Une solution internationale coopérative est malheureusement inimaginable. Elle demanderait un effort de réflexion à long terme inédit, et de
retour sur soi, de la part de tous les peuples. Sans compter l'obstacle de tous ceux qui tirent leur bénéfice de la situation actuelle...